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Nicolas de Staël

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6/09/13

 

Amitié Pulvérisée

Mise en scène de l'amitié entre René Char et Nicolas de Staël.


Frontispice réalisé par Nicolas de Staël pour l'arrière histoire du Poème Pulvérisé de René Char.

Nicolas de Staël
Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mars 1955, Mme Jeanne Roux, habitante du quartier, découvrait vers 22 heures 15 un corps sans vie, rue du Revely, à Antibes. La police alertée arrivait sur les lieux pour constater qu'il s'agissait de Nicolas de Staël, et l'enquête ne tarda pas à établir qu'il était tombé à l'aplomb de la terrasse du petit immeuble où il avait depuis quelques mois établi son atelier. Il était vêtu d'un pantalon bleu, d'une chemise sans cravate et d'une large veste, et portait des espadrilles.
"Mais le vertige j'aime bien cela moi".
Ainsi s'accomplissait, sur les pavés d'une venelle méditerranéenne, la trajectoire de cet homme, entamée quarante et un an plus tôt dans les brumes boréales de la capitale de Pierre le Grand. Car de la nuit de septentrion au jour méridien, il n'aura été question pour Nicolas de Staël que d'une quête toujours recommencée de lumière, dans sa vie, dans son œuvre. Et pour cet aventurier, de ceux qui, comme le Diable ne se fixent guère, pour cet amoureux des grands espaces, pour ce grand immobile, il était logique que le dernier voyage, celui qui le menait à Antibes en septembre 1954, fût essentiellement un voyage vers la lumière. […]

Jean- Louis Andral

Staël dans son atelier rue Gauguet, photographie de Serge Vandercam , Nicolas de Staël Une illumination sans précédent, Marie du Bouchet Découvertes Gallimard 2003
Texte de Jean-Louis Andral, Conservateur en chef du musée Picasso, Antibes, Exposition Nicolas de Staël un automne, un hiver, musée Picasso, Antibes 2005/Editions Hazan 2006